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Laurence Debart-Johner

Laurence est passionnée par Montmartre et connaît intimement l'histoire de son vignoble "Le Clos Montmartre".

Laurence est née à Dijon, la capitale des ducs de Bourgogne, où les fées du patrimoine et de la gastronomie lui ont donné leurs bénédictions, qu'elle a portées tout au long d'une vie nomade qui l'a conduite de la France au Maroc, de l'Espagne à l'Irlande et de nouveau en France. Diplômée en hôtellerie et en œnologie, elle a partagé sa passion pour l'histoire et la viticulture dans toute l'Europe. Toutes ces expériences (et un soupçon de poussière de fée) se rejoignent au sommet de la butte de Montmartre où Laurence a l'honneur de partager l'histoire fascinante de la façon dont l'esprit rebelle parisien a protégé un morceau de terre qui reste le plus ancien et le mieux gardé des vignobles urbains secrets d'Europe - "Le Clos Montmartre".

Vous êtes affilié au COFAS (Comité des Fêtes et d'Actions Sociales de Montmartre), l'association qui gère le vignoble du Clos Montmartre. Et vous avez dit que l'artiste Francisque Poulbot, qui fut l'un des fondateurs de la "République de Montmartre" dans les années 1920, était pour vous une grande source d'inspiration. Qu'est-ce qui résonne le plus chez vous dans le COFAS et dans l'esprit de ce lieu ?

Il suffit de considérer la devise de Francisque Poulbot : "Faire le bien dans la joie". Quand j'ai rencontré cette grande idée de Poulbot, un vrai "chevalier de la charité et des arts", discret et dévoué aux gens qui l'entourent, j'ai été très enthousiaste. En effet, j'essaie de faire mon travail avec un peu de la même inspiration : la joie et le plaisir, mais le mélanger à la charité et à la beauté est un "must" absolu.

Avec Secret Journeys, vous présentez l'histoire de la vigne de Montmartre. Le vignoble est une surprise pour beaucoup lorsqu'ils le rencontrent à Paris. Pourquoi pensez-vous que le vignoble a conservé ce statut malgré sa longue et riche histoire ?

C'est une question difficile à laquelle je ne peux répondre qu'avec d'autres questions et interrogations. Poulbot avait une forte personnalité et était assez célèbre ; il a laissé une équipe dévouée et quelques associations pour continuer. Peut-être que l'Histoire est créée par les vivants et que de nos jours, la charité est plus séduisante si elle est perçue comme étant "lointaine" ? Le fait est qu'aujourd'hui, les personnes dans le besoin ne sont pas tant les enfants, mais les personnes âgées et les sans-abri, et que l'ampleur du problème ne se limite plus à la butte de Montmartre. De plus, les choses sont de plus en plus réglementées et organisées, même la charité. Pourtant, le Clos est vivant : les vignes poussent, portent des raisins, meurent, rougissent. Il faut donc le protéger pour qu'il reste un témoin efficace de ce que peuvent faire les esprits libres lorsqu'ils se regroupent.

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